AGENDA ACTIONS 2025

Tous les métiers sont mixtes : Camille, team leader serrage

Camille, team leader serrage chez Scania Production Angers

Camille est team leader (cheffe d’équipe) serrage chez Scania Production Angers. Elle travaille dans l’industrie, un secteur majoritairement masculin. Dans le cadre du projet « Face pour l’égalité et la mixité« , elle témoigne de son quotidien au sein d’une entreprise qui oeuvre en faveur de l’accroissement des effectifs féminins au sein de la production.

 

Ouvrez les guillemets

 

Je m’appelle Camille, j’ai 32 ans. Je suis team leader (cheffe d’équipe) serrage. Je travaille chez Scania Production depuis 3 ans, je dépends du département qualité. Le serrage c’est tout ce qu’on vient assembler avec des vis ; tous les composants qui sont mis sur le camion sont assemblés avec des vis, on appelle ça « le serrage ». Ma mission principale est de mener des analyses au quotidien et de supporter mon équipe en cas de déviations. Je dois aussi choisir sur quelle priorité travailler, mon rôle est de savoir identifier les urgences.

 

Son parcours scolaire

 

J’ai fait un lycée filière générale avec option sciences de l’ingénieur. Ensuite, j’ai fait un IUT en mesure physique puis je suis partie en école d’ingénieur en apprentissage. C’est là que j’ai découvert l’industrie. J’étais dans une usine d’injection thermoplastique. C’est là que j’ai allié le côté technique et le travail en équipe.

 

Des camions chez Scania Production Angers

Pourquoi ce métier ?

 

J’ai toujours aimé bricoler, j’ai beaucoup aidé mon papa qui était très bricoleur. Il m’a vraiment transmis ça. Je m’étais toujours dit que je travaillerai dans le domaine technique. Le domaine de l’industrie, je ne le connaissais pas du tout avant de commencer mes études mais je savais que je ferai un métier en lien avec la technique, que je puisse toucher des pièces et ne pas rester derrière un bureau toute la journée. Ce que j’aime dans mon métier, c’est d’aller sur la ligne, de voir les opérateurs, de discuter avec eux des problèmes qu’ils peuvent rencontrer. De toucher et de me rendre compte de façon réelle ce qui se passe pour essayer de trouver des solutions, les tester. Quand ça marche, c’est vraiment très agréable !

 

Seule ou en équipe ?

 

 

Ça ne marche que parce que nous sommes une équipe. Quand on trouve la solution ensemble, c’est beaucoup plus puissant que quand on est tout seul à travailler dans son coin.
Mon équipe est constituée de 5 personnes. Deux personnes travaillent principalement toute la journée sur la ligne, ils sont appelés des torque men. Dans le milieu du serrage, on appelle ça un couple de serrage. Ils viennent faire des contrôles fréquentiels sur le camion pour vérifier que notre process est capable et répétable. On a aussi un spécialiste dans le domaine du serrage, il a une très grande expérience dans toutes les propriétés du serrage : tout ce qui peut se passer dans la vis quand on veut la serrer. C’est notre référent. Il nous aide pour mener les analyses et pour proposer les solutions. Ensuite, on a une autre personne qui fait toute l’analyse dès qu’il y a un problème.

 

 

Camille et son collègue

La vision de ses proches

 

Ce n’est pas forcément évident d’expliquer mon métier. Mon entourage me pose des questions. Je reste un peu floue. Avec les personnes qui travaillent dans l’industrie c’est très facile d’en parler par contre, avec celles qui ne travaillent pas du tout dans l’industrie, on a un jargon, un quotidien tellement spécifique à l’usine que ce n’est pas forcément évident de le décrire.

 

Son métier en trois mots

Terrain, analyse, équipe
Être cheffe d’équipe, un métier d’homme ?

 

On ne m’a jamais dit que ce n’était pas un métier de femme, par contre c’est arrivé qu’on me dise « Ah, c’est bien d’avoir des femmes à ces postes-là ! », comme si c’était exceptionnel et vraiment étonnant. Si on me dit que ce n’est pas un métier de femme, je réponds qu’il n’y a pas besoin d’être une femme ou un homme pour exercer ce métier. A partir du moment où on est formé, il n’y a pas de raison de faire la distinction. Je n’ai jamais connu de situations délicates par contre ce qui arrive régulièrement, et ce qui est aussi arrivé dans ma précédente entreprise, c’est que, naturellement, les hommes, sachant que je vais prendre des équipements qui nécessitent de la force, vont faire certaines remarques : « Attends ! Laisse je vais le faire ! », en gros « J’ai plus de muscles que toi. » mais ça n’a jamais été malveillant.

 

Usine de production Scania Angers

Le mot de la fin

 

Le principal, c’est d’être curieux, de se dire qu’on ne sait jamais grand chose des sujets et qu’on a tout à apprendre avec les autres, avec leur expérience, qu’il faut leur faire confiance. Etre curieux et poser des questions rend n’importe quel sujet beaucoup plus intéressant.

 

Fermez les guillemets

 

 

 

Si le métier de Camille et le secteur de l’industrie vous intéressent, rendez-vous au forum « Tous les métiers sont mixtes … et ils recrutent ! » le 5 juin, au J, à partir de 16h pour rencontrer des professionnel.le.s et des centres de formation.

Tous les métiers sont mixtes : Oriane, chargée de projet

Après les coulisses des tournages du projet Face pour l’égalité et la mixité, retrouvez le portrait des collaboratrices et collaborateurs qui exercent des métiers dans lesquels il est peu commun de les retrouver. Avec ses mots, Oriane partage son quotidien et nous parle de son métier de chargée de projet. Elle évoque également les obstacles qu’elle a pu rencontrer en tant que femme. A travers son témoignage, elle encourage les élèves à découvrir davantage les métiers qui leur plaisent et à se lancer.

 

 

Ouvrez les guillemets

 

Je m’appelle Oriane, j’ai 24 ans et je suis chargée de projet chez Enedis. Je m’occupe de la gestion administrative et technique des chantiers de raccordement électrique.

 

Son parcours scolaire

 

J’ai fait un BTS assistante de manager. J’ai été assistante commerciale pendant deux ans et puis j’ai travaillé chez Enedis pendant un an et demi en tant qu’intérimaire. Quand on m’a proposé d’être embauchée dans l’entreprise, j’ai souhaité intégrer un service technique pour travailler dans le cœur de métier de mon entreprise. Ce n’est pas forcément le cursus classique d’une personne chargée de projet. Pour autant, mes études m’ont permis d’appréhender plus facilement les procédures de l’entreprise. Informatiquement parlant, je suis plus à l’aise que certains. J’ai dû apprendre toute la partie technique donc ça a été beaucoup d’investissement personnel, pour autant, c’est possible de se rediriger vers un domaine qu’on ne connait pas, qu’on n’a jamais appris réellement à l’école. Il faut juste le vouloir et s’investir personnellement.

 

La panoplie de la chargée de projet

 

La panoplie de la chargée de projet : casque, chaussures de sécurité, gilet orange, tablette, curvimètre

 

Sa journée de travail

 

Les journées ne se ressemblent pas, elles changent en fonction de l’urgence qui peut arriver dans la journée. Je sors au moins une fois dans la journée pour aller sur mes chantiers, soit sur les chantiers en cours pour aller visiter mes prestataires et voir comment ça se passe, vérifier que tout est conforme, que la sécurité est bien présente. Je peux également avoir des rendez-vous avec mes prestataires pour planifier et voir les travaux à réaliser. Mon téléphone peut sonner à tout moment pour m’indiquer qu’il y a un problème sur un chantier et donc qu’il va falloir que je me déplace pour essayer de le résoudre. Il y a aussi une grosse partie administrative dans la préparation des chantiers.

 

Seule ou en équipe ?

 

Je travaille en autonomie puisque chaque chargé.e de projet a son portefeuille mais chaque projet, chaque client est différent à appréhender et malgré tout, on est obligé de travailler en équipe. On s’aide, on se donne des conseils pour avancer mais on est quand même sur un travail en autonomie.

 

Un métier stressant

 

Mon métier est stressant. Il faut être assez réactif. A partir du moment où notre téléphone sonne et qu’on nous indique qu’il y a un problème sur un chantier, il faut être réactif donc il faut prendre les chaussures de sécurité, le casque et partir sur les chantiers. Ça peut être stressant mais c’est aussi l’attrait du métier. On ne peut pas prévoir notre journée, il n’y a pas de quotidien. On nous appelle, il faut venir !

 

Oriane, chargée de projet chez Enedis

Un métier d’homme ?

 

Non, ce n’est pas un métier d’homme. Ce n’est pas parce qu’on est dans le domaine technique que forcément c’est un métier pour les hommes. Ce qui compte, c’est d’aimer son métier peu importe si on est une femme ou un homme. Ce n’est pas quelque chose qu’on me renvoie mais c’est un constat, aujourd’hui, on est à peine 20% de femmes dans les services techniques sur le 49 donc oui, dans l’idée de base c’est un métier d’hommes mais de plus en plus de femmes intègrent nos services. C’est positif et c’est également une volonté de l’entreprise d’intégrer les femmes dans ce domaine technique.

Le terme « métier destiné aux femmes ou aux hommes » n’a pas de sens pour moi. Aujourd’hui, on n’a pas besoin d’être un homme pour exercer tel ou tel métier et inversement pour les femmes. Je le constate tous les jours ici. Je n’ai pas de problèmes à exercer ce métier parce que je suis une femme donc, pour moi ce n’est pas une phrase qui se justifie.

 

Son métier en trois mots

relationnel, pilotage, autonomie

Être une femme, un problème ?

 

Au quotidien, dans l’entreprise, le relationnel ne change pas vraiment mais en externe, le fait d’être une femme peut changer le rapport de force avec les clients notamment. J’ai déjà rencontré des problèmes avec un client qui, je pense, était déstabilisé du fait que j’étais une femme sur le domaine technique, il remettait en cause mes compétences. Il a d’ailleurs appelé un de mes responsables pour lui notifier qu’il souhaitait un autre chargé d’affaires sur son projet. Mes responsables m’ont soutenu, ils m’ont accompagné en rendez-vous pour reprendre ma position de chargée de projet dans ce dossier. Mais au quotidien avec les collègues on est plutôt dans une dynamique de s’aider et de s’accompagner les uns les autres, peu importe si je suis une femme ou un homme.

 

La vision de ses proches

 

L’image qu’on me renvoie de mon métier est plutôt positive, les gens sont assez étonnés et posent des questions sur mon métier puisque ce n’est pas un métier qui est très connu et ce n’est pas un métier qui en général est destiné aux femmes. On me pose beaucoup de questions et on est intéressé.

 

Un message à passer aux jeunes ?

 

Le message que j’aimerais faire passer aux jeunes qui potentiellement pourraient faire ce métier, c’est de se dire qu’il faut casser ces barrières de femme ou homme dans le domaine technique. C’est un métier qui est ouvert à tout le monde et qui est accessible. Un métier qui est plutôt riche et intéressant. Si ça vous plait et vous donne envie il faut se renseigner et derrière se lancer.

Fermez les guillemets

 

 

 

Si le métier d’Oriane vous plait, rendez-vous le 5 juin, au J à partir de 16h pour rencontrer des professionnel.le.s et des centres de formation.

Face pour l’égalité et la mixité : épisode 2

Le point commun entre une rectifieure, une conductrice de poids lourd et une mécanicienne auto ? La passion. Après Oriane et Camille, ce sont Laurence, Blandine et Laurine qui sont passées devant la caméra pour parler de leurs métiers. Elles travaillent dans l’industrie et les transports, des secteurs majoritairement masculins, et témoignent afin d’encourager les jeunes à s’orienter vers le métier et le secteur d’activité qui leur plait.

 

Les chiffres de la mixité des métiers des transports et de l'industrie.

Episode 2 : Clap de fin pour les tournages

 

Le dernier tournage de cette série consacrée aux collaboratrices et collaborateurs qui exercent des métiers dans lesquels il n’est pas courant de les retrouver a eu lieu le 27 avril. L’occasion, pour nous, de revenir sur ces rencontres dans des entreprises qui s’engagent en faveur de la mixité professionnelle.

Chez MicroMécanique, tous les sens de Laurence, rectifieure, sont en éveil. Elle aime l’odeur de l’atelier et le contact avec la matière.

 

Laurence, rectifieure chez Micro Mécanique
Laurence, rectifieure chez MicroMécanique
Laurence partage son quotidien.
Laurence partage son quotidien.

 

A 26 ans, Blandine exerce le métier dont elle rêvait : elle conduit des poids lourds chez GLT (Georgelin Logistique et Transport). Elle a pris la relève des hommes de sa famille.

Ça tourne, Blandine parle de son quotidien au volant de son camion.
Ça tourne ! Blandine parle de son métier au volant de son camion.
Blandine décharge son camion sur le quai.
Blandine décharge son camion sur le quai.

Grâce à l’un de ses professeurs de collège, Laurine a découvert la mécanique. Mordue d’automobile, elle est en apprentissage chez Renault Angers. Elle a continué à croire en elle malgré les obstacles rencontrés lorsqu’elle a choisi cette orientation.

Laurine, mécanicienne auto chez Renault Angers.
Laurine, mécanicienne auto chez Renault Angers.
Laurine traverse l'atelier.
Laurine traverse l’atelier de Renault Angers.

A venir

 

Prochainement, les collaboratrices et collaborateurs iront à la rencontre de collégien.ne.s dans leurs classes. A travers des échanges et des partages d’expérience, les élèves seront amenés à s’interroger sur les stéréotypes Filles/Garçons.

Le 5 juin aura lieu un Forum au J. La journée sera dédiée aux collégien.ne.s qui assisteront à diverses animations et présentations afin de les sensibiliser à l’élargissement des choix professionnels et de changer l’image des métiers. La fin d’après-midi sera ouverte au public de 17 à 30 ans.

  • 16h-18h : rencontres avec des centres de formation et des professionnel.le.s qui recrutent
  • 18h-19h30 : table ronde « Comment imaginer un parcours mixte de l’école jusqu’à l’entreprise ? » en présence de parties prenantes

Face pour l’égalité et la mixité : épisode 1

Né de constats et de problématiques locales et nationales, le projet « Face pour l’égalité et la mixité » vise à déconstruire les stéréotypes de genre. Les entreprises de la métropole angevine se mobilisent dans ce sens avec l’ensemble des parties prenantes concourant à l’éducation de l’enfant.

Les chiffres de la mixité des métiers.
Les chiffres de la mixité des métiers.

 

Il existe toujours de fortes variations dans la répartition des hommes et des femmes selon les secteurs d’activités. Ainsi, les domaines de la construction, de la métallurgie, les industries extractives et la fabrication de matériels de transport, d’équipements électriques et produits industriels sont majoritairement masculins tandis que l’enseignement et les activités pour la santé humaine restent des secteurs davantage féminins.

 

Episode 1 : Silence, ça tourne !

 

Face Angers Loire souhaite mettre en avant des collaboratrices et collaborateurs qui exercent des métiers et évoluent dans des secteurs dans lesquels il est encore peu commun de les rencontrer. Ces témoignages visent à rompre les représentations et élargir les choix professionnels des élèves.

 

 

Jeudi 12 avril, Oriane, chargée de projets chez Enedis, et Camille, team leader serrage, chez Scania Angers sont passées devant la caméra pour partager leur passion pour leur métier.

 

Oriane partage son quotidien de chargée de projets chez Enedis.
Oriane partage son quotidien de chargée de projets chez Enedis.
Camille, team leader serrage chez Scania Angers.
Camille, team leader serrage chez Scania Angers.
Camille et son équipe pendant leur réunion quotidienne.
Camille et son équipe pendant leur réunion quotidienne.

A venir

 

Prochainement, les collaboratrices et collaborateurs iront à la rencontre de collégien.ne.s dans leurs classes. A travers des échanges et des partages d’expérience, les élèves seront amenés à s’interroger sur les stéréotypes Filles/Garçons.

Le 5 juin aura lieu un Forum au J. La journée sera dédiée aux collégien.ne.s qui assisteront à diverses animations et présentations afin de les sensibiliser à l’élargissement des choix professionnels et de changer l’image des métiers. La fin d’après-midi sera ouverte au public de 17 à 30 ans.

  • 16h-18h : rencontres avec des centres de formation et des professionnel.le.s qui recrutent
  • 18h-19h30 : table ronde « Comment imaginer un parcours mixte de l’école jusqu’à l’entreprise ? » en présence de parties prenantes